Interdite en Europe, cette plante est souvent retrouvée en Belgique : « Malgré ses fleurs, elle n’est pas la bienvenue »

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Elle a l’air inoffensive, presque décorative. Pourtant, cette plante au look élégant est interdite en Europe et continue de se glisser dans la nature belge. Son nom surprend, ses fleurs attirent le regard, mais son impact, lui, est bien plus sombre.

Une belle plante qui cache un vrai danger

Le lysichiton americanus, aussi appelé faux arum, fait partie des espèces qui trompent facilement le regard. Ses grandes feuilles vertes et ses fleurs jaunes donnent une impression de douceur. On pourrait croire à une simple plante de jardin, sans histoire.

Le problème, c’est qu’elle ne reste pas là où on la plante. Une fois installée, elle se répand vite. Très vite. Et dans les zones humides, elle prend toute la place.

C’est précisément pour cela qu’elle figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes. Il est interdit de la détenir, de la vendre, de l’importer ou même de la multiplier. En clair, elle n’a rien à faire dans nos jardins ni dans nos campagnes.

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Pourquoi cette plante pose autant de problèmes

Le faux arum n’est pas seulement jolie. Il est surtout très solide. Il pousse en formant de gros massifs denses, presque impossibles à freiner une fois qu’il s’installe.

Dans la nature, cela change tout. Les plantes locales n’ont plus d’espace. Sous ses larges feuilles, la lumière passe mal. Résultat, presque rien ne pousse autour.

Et c’est là que le danger commence. Une espèce invasive ne détruit pas seulement le paysage. Elle déséquilibre aussi les milieux naturels, les insectes, les sols et parfois même les berges des cours d’eau.

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Une arrivée discrète, puis une propagation rapide

Comme beaucoup d’autres plantes invasives, le faux arum est arrivé chez nous comme plante ornementale. Il a d’abord séduit par son aspect original. Ensuite, il s’est échappé des jardins.

Marie Monseur, chargée de mission “invasives” au Contrat Rivière Amblève, expliquait en 2025 qu’il s’est progressivement retrouvé dans la nature. Et une fois en liberté, il devient difficile à arrêter.

Ce qui inquiète le plus, c’est sa capacité à se développer dans les milieux humides. Le long des rivières, dans les zones marécageuses ou près des fossés, il trouve des conditions parfaites. Il s’étend, il couvre, il étouffe.

Où le retrouve-t-on en Belgique ?

En Belgique, des cas ont déjà été signalés dans plusieurs régions. Au printemps 2025, un chantier a notamment été lancé à Vielsalm pour tenter d’éradiquer la plante le long d’une rivière.

Dans la région verviétoise aussi, des faux arums ont dû être arrachés. Ce genre d’intervention demande du temps, de la patience et souvent beaucoup de main-d’œuvre.

Le souci, c’est que les racines s’enfoncent profondément. Si on coupe seulement la partie visible, la plante repart. C’est un peu le piège classique des invasives. Elles semblent simples à retirer. En réalité, elles reviennent souvent plus fortes.

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Que faire si vous en voyez dans la nature ?

La règle est simple. Ne les touchez pas. Ne les arrachez pas vous-même. N’essayez pas de les déplacer. Ce travail doit être confié à des équipes spécialisées.

Si vous pensez avoir repéré un faux arum, prenez une photo. C’est souvent le meilleur réflexe. Ensuite, envoyez les clichés au Département de la Nature et des Forêts ou au Contrat Rivière de votre région.

Ce geste peut sembler petit. Pourtant, il aide vraiment à localiser les foyers et à limiter la propagation. Face à une plante invasive, la rapidité compte énormément.

Reconnaître le faux arum sans se tromper

Le faux arum attire souvent l’œil à cause de ses grandes feuilles et de sa fleur jaune en forme de cornet. Il pousse surtout dans les endroits humides. Si vous voyez un groupe dense qui envahit une berge ou une zone marécageuse, il faut rester attentif.

Mais attention, mieux vaut ne pas confondre avec d’autres plantes proches. C’est justement pour cela qu’une photo envoyée à un service compétent est plus utile qu’une tentative d’arrachage improvisée.

La nature belge est déjà assez fragilisée. Chaque nouvelle espèce invasive complique un peu plus le travail de protection. Et dans ce combat-là, la vigilance des promeneurs compte vraiment.

Pourquoi ces plantes sont si difficiles à gérer

Le faux arum n’est pas un cas isolé. D’autres espèces comme certaines renouées, la berce ou la jacinthe d’eau posent aussi de gros problèmes. Toutes ont un point commun. Elles se développent vite, très vite, et prennent la place des plantes locales.

Ce qui les rend redoutables, c’est leur capacité à se reproduire et à s’installer durablement. Une fois présentes, elles demandent des années de suivi. Parfois même plus.

C’est pour cela que l’Europe a établi une liste stricte. L’objectif est clair. Empêcher ces espèces de circuler davantage et protéger les milieux naturels avant qu’il ne soit trop tard.

Un beau visage ne suffit pas

Le faux arum a tout pour séduire au premier regard. Mais en nature, la beauté ne dit pas tout. Cette plante illustre bien une réalité que beaucoup découvrent trop tard. Ce qui vient d’ailleurs n’est pas toujours une bonne idée.

Si vous vous promenez près d’un cours d’eau et que vous remarquez une plante suspecte, gardez le réflexe de l’observation. Regardez, photographiez, signalez. C’est simple, et cela peut faire une vraie différence.

Car derrière ses fleurs jaunes, le faux arum reste une plante indésirable. Et malgré son allure, il n’est vraiment pas le bienvenu chez nous.

Stephane Gauthier
Stephane Gauthier

Je vis entre Ajaccio et Bastia depuis 11 ans et j'ai travaille comme conseiller en transaction dans une agence du centre-ville d'Ajaccio. J'ecris sur l'achat residentiel corse, le credit habitat et les travaux qui comptent vraiment avant une mise en vente.

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